Guide de prononciation
La transcription phonétique utilisé par ThaiFlash est directement inspirée du système Mary Haas. Elle est conçue pour une lecture directe et une prononciation facile du thai, en particulier pour des locuteurs francophones ou anglophones.
La plupart des caractères utilisés dans notre système phonétique sont sans équivoque : ils ont la même prononciation qu'en français. Les particularités de la prononciation thaï imposent cependant l'utilisation de symboles spéciaux...
Nous faisons ici le point sur la manière de "lire" la transcription phonétique utilisée dans ThaiFlash.
Les caractères spéciaux
"ng", comme dans "parking"
Si ce son est facile à prononcer lorsqu'il se trouve en fin de syllabe, il en est autrement lorsqu'il se trouve en début de syllabe.
Astuce : sentez la position de votre langue lorsque vous prononcez le son "n" : la langue touche l'avant du palais. Faites la même chose avec le son "g" (comme dans "grenouille") : votre langue touche le fond du palais. Maintenant, émettez un son en plaçant votre langue dans une position intermédiaire, touchant le milieu du palais : ça y est, vous avez votre son "ng" !
"è" (e accent grave), comme dans "pareil"
Ce symbole permet de faire la distinction avec le son "é" (e accent aigu), qui lui sera simplement transcrit "e" dans la phonétique de ThaiFlash.
NB : pourquoi ne pas tout simplement mettre des accents sur les symboles phonétiques ? D'abord parce que les locuteurs anglophones, à que ce site est également destiné, ne sont pas familiarisés avec les accents. Ensuite parce que les accents sont réservés aux indications de tons (voir plus loin).
"o" ouvert, comme dans "bonne"
Ce symbole sert à distinguer ce son du "o" fermé que l'on trouve par exemple dans le mot "forêt". Le "o" fermé sera tout simplement noté "o" dans la transcription phonétique.
"eu" ouvert, comme dans "feuille"
Le son "eu" fermé, comme dans "feu", s'apparente plus au son "ʉ" (voir ci-dessous).
Ressemblant à "u", comme dans "hululer"
Ce symbole correspond à un son à mi-chemin entre le "u" français, le "eu" de "feu", et le "i"...
Comment le prononcer ? Faites le son "u" à la française (ou le "ü" allemand). Vous noterez que vos lèvres s'avancent pour former un rond. Maintenant écartez la commissure de vos lèvres (comme pour un sourire) et essayez de prononcer de nouveau le son "u". Vous obtenez un "ʉ" !
Ce qui revient à tenter de prononcer le son "u"... Alors que vos lèvres sont positionnées pour prononcer un "i" ! Notons en passant que le système phonétique Haas originel utilise le symbole ɨ pour ce son.
Le "h" aspiré
En français, les sons "k", "p", "t" ne sont pas aspirés : ils sont prononcés sans aucun souffle. En thaï, les mêmes sons existent... Et, sans surprise, ils seront notés "k", "p", et "t" dans leur transcription phonétique.
Cependant, en thaï, on trouve également la version aspirée de ces sons : ils sont alors prononcés avec un léger souffle, un peu "à l'anglaise". Il seront transcrits phonétiquement kh, ph, et th. Le "h" se prononce — mais sans exagération !
Les "faux-amis"
"ty", comme dans "tiens"
Le "c" phonétique est notre translittération de la lettre thaï จ.
La prononciation de "จ" est un vrai défi... En particulier parce que de nombreux systèmes phonétiques utilisent le symbole "j" (comme dans "John") ou les lettres "ts" (comme dans "tsunami") dans leurs transcriptions, ce qui prête à confusion.
En réalité, la prononciation la plus proche est "t" (non aspiré) suivi d'un "i" mouillé.
Le jour où, pour dire "vraiment" (cing-cing), j'ai prononcé "tying-tying" au lieu de "tsing-tsing"... Ma vie a changé 😊
Ressemblant à "tch", comme dans "ChatGPT"
En réalité, il s'agit de la version aspirée du son transcrit avec un "c" (voir ci-dessus). La ville de Chiang Mai se prononce donc plus "thyang maille" que "tchang maille"
Pour les germanophones : il s'agit d'un son proche du "ch" de "ich" (je), précédé du son "t".
"ou", comme dans "loup"
Utiliser le "u" pour transcrire le son "ou" est une convention commune à tous les systèmes phonétiques.
Utiliser deux lettres serait source de confusion : "ou" pourrait facilement être considéré comme une diphtongue (son "ow"), et "oo" pourrait indiquer qu'il s'agit d'un "o" long.
Les marques de tons
Le thaï utilise cinq tons. Ceux-ci sont représentés phonétiquement par un accent diacritique placé sur la première voyelle de la syllabe :
- Moyen : aucun accent (a)
- Bas : accent grave (à).
- Tombant : accent circonflexe (â).
- Haut : accent aigu (á).
- Montant : caron (ǎ).
Les syllabes longues
Elles sont transcrites phonétiquement par une répétition de la voyelle.
Exemple : maa, mêe, ləəy, etc.
Conseils de prononciation
Voyelles initiales
Pensez à l'expression "une hache". Le mot "hache" commence par un coup de glotte, et on ne fait pas la liaison avec le mot 'une".
En thaï, cette règle est à appliquer à toutes les syllabes commençant par une voyelle : elles ne sont pas liées à la syllabe précédente.
Par exemple, "je vais me doucher" se dira "phǒm cà ʔaapnáam" (ʔ symbolisant un "coup de glotte"), et non "phǒm càapnáam".
Consonnes finales
En thaï, les consonnes finales (p, t, k, n, m) sont étouffées. Par exemple :
- évitez de prononcer le "k" du mot "mâak" (beaucoup) comme dans "maque" ! Le "k" est en réalité à peine audible.
- quand vous dites "náam" (eau), gardez la bouche fermée en prononçant le "m" final.
Nous avons opté pour un système simple et intuitif, qui permet de prononcer correctement les phrases en thaï sans effort. Nous avons également fait le choix de ne pas utiliser de symboles compliqués, ce qui rend le système facile à utiliser !